En résumé : Cette galerie réunit 15 références médicales libres de droit illustrant l'anatomie clitoridienne : planche de Kobelt (1844), modèle 3D d'Odile Fillod (2016), IRM Buisson & Foldès (2008), atlas Gray, collections de la Wellcome Collection, BNF Gallica, Europeana. Toutes sont sélectionnées sur des critères pédagogiques, non esthétiques, et accompagnées de leur licence d'utilisation.

Le clitoris est un organe anatomique souvent mal représenté dans les médias grand public, où il est soit invisibilisé, soit réduit à une vision simplifiée et parfois stéréotypée. Pourtant, la réalité de sa morphologie est bien plus diverse et complexe. En 2026, les sources médicales et scientifiques libres de droit offrent une multitude d'illustrations permettant de documenter cette diversité avec rigueur. Cette galerie commentée propose une sélection de 15 photos et schémas anatomiques référencés, issus de collections historiques, d'atlas modernes et d'études cliniques, afin d'illustrer la variabilité naturelle du clitoris chez les personnes ayant un appareil génital féminin. L'objectif n'est pas de répondre à des critères esthétiques, mais bien de fournir des références médicales fiables pour déconstruire les idées reçues et promouvoir une éducation anatomique fondée sur des faits scientifiques.

Critères de sélection : pourquoi ces 15 photos

Cette sélection a été réalisée selon plusieurs critères strictement médicaux et pédagogiques. D'abord, la provenance des images : toutes proviennent de sources vérifiables et libres de droits, issues de collections muséales, d'atlas anatomiques ou d'études cliniques publiées sous licence ouverte. Ensuite, la représentativité : chaque image illustre une variation anatomique courante ou documentée, évitant ainsi les biais de sélection qui privilégieraient une morphologie « standard ». Les critères techniques incluent la clarté de la légende, la précision des structures anatomiques visibles (gland, capuchon, piliers, bulbes vestibulaires, corps caverneux), et la pertinence pédagogique pour un public non spécialisé mais souhaitant comprendre l'anatomie réelle. Enfin, la diversité des supports (planches historiques, IRM, modèles 3D, photographies cliniques) permet d'aborder le clitoris sous plusieurs angles : macroscopique, microscopique, statique et dynamique. Aucune image n'a été choisie pour son aspect « esthétique », mais bien pour sa capacité à éclairer une partie spécifique de l'anatomie clitoridienne.

Top 15 photos commentées

Reproduction stylisée de la planche de Kobelt 1844 montrant la vascularisation du clitoris en gravure XIXe siècle
Hommage graphique à la planche de Kobelt (1844, Wellcome Collection, domaine public) : première représentation détaillée de la vascularisation clitoridienne.

Les images sont présentées ici sous forme de descriptions textuelles détaillées, accompagnées de références précises. Pour visualiser les images originales, des liens directs vers les sources sont fournis.

1. Schéma du clitoris en position anatomique, modèle 3D Odile Fillod (2016, CC BY-SA)

Ce modèle 3D en couleur illustre le clitoris dans sa position anatomique, montrant clairement le gland, le corps et les deux piliers qui s'étendent profondément dans le pelvis. Les structures internes (corps caverneux) sont visibles grâce à la transparence partielle du modèle. Ce schéma est particulièrement utile pour comprendre la continuité entre les parties visibles et les racines profondes, souvent ignorées dans les représentations superficielles. La licence CC BY-SA permet une réutilisation pédagogique large, y compris dans des supports éducatifs non commerciaux.

Source : Odile Fillod, modèle 3D du clitoris.
Licence : CC BY-SA 4.0.
Ce que montre l'image : Gland clitoridien, capuchon, corps caverneux, piliers du clitoris, racines profondes.
Pourquoi c'est pédagogique : Démontre la structure 3D complète, souvent ignorée dans les illustrations 2D classiques.

2. Planche anatomique de Kobelt (1844), Wellcome Collection (domaine public)

Cette gravure du XIXe siècle, réalisée par Georg Ludwig Kobelt, est l'une des premières représentations détaillées du clitoris et de ses vaisseaux sanguins. Elle montre le réseau vasculaire irrigant le gland et les bulbes vestibulaires, ainsi que les piliers s'insérant sur les branches ischio-pubiennes. Cette planche est historique : elle a fondé une partie des connaissances modernes sur l'anatomie clitoridienne. Son style scientifique et ses annotations précises en font une référence incontournable pour comprendre l'évolution des représentations médicales.

Source : Wellcome Collection, planche de Kobelt 1844.
Licence : Domaine public.
Ce que montre l'image : Gland, capuchon, bulbes vestibulaires, piliers, vaisseaux sanguins.
Pourquoi c'est pédagogique : Montre la vascularisation, souvent négligée dans les illustrations modernes, et l'approche systémique de Kobelt.

3. IRM du clitoris en position de repos, étude Buisson & Foldès (2008)

Cette image par résonance magnétique, issue d'une étude de 2008 publiée dans The Journal of Sexual Medicine, montre une coupe sagittale du clitoris en position de repos. On y distingue clairement le gland, le corps caverneux, et les bulbes vestibulaires. Cette IRM est l'une des premières à documenter la structure interne du clitoris chez une femme adulte, confirmant les observations d'Helen O'Connell sur l'étendue des racines profondes. L'image est utile pour visualiser les rapports anatomiques avec les structures adjacentes (vessie, urètre, vagin).

Source : Buisson & Foldès, IRM clitoridienne 2008.
Licence : Copyright Wiley, utilisé sous accord de citation.
Ce que montre l'image : Gland, corps caverneux, bulbes vestibulaires, rapports anatomiques avec le pelvis.
Pourquoi c'est pédagogique : Preuve visuelle de la profondeur des structures clitoridiennes, souvent sous-estimée.

4. Planche du Larousse Médical (1924), BNF Gallica (domaine public)

Cette planche issue du Larousse Médical Illustré de 1924 représente le clitoris dans une vue frontale, avec une attention particulière portée au capuchon et aux petites lèvres. L'image, bien que stylisée selon les canons graphiques de l'époque, reste une référence pour l'anatomie de surface. Elle montre aussi les glandes vestibulaires mineures, souvent associées au clitoris dans les descriptions anciennes. Cette planche est utile pour comprendre comment le clitoris a été représenté dans les manuels médicaux francophones du début du XXe siècle.

Source : BNF Gallica, Larousse Médical 1924.
Licence : Domaine public.
Ce que montre l'image : Gland clitoridien, capuchon, petites lèvres, glandes vestibulaires.
Pourquoi c'est pédagogique : Historique et contextualisé, montre une vision « classique » du clitoris en surface.

5. Modèle en cire du clitoris, Musée d'Histoire de la Médecine Paris (domaine public)

Ce modèle anatomique en cire, datant probablement du XIXe ou du début du XXe siècle, représente une coupe sagittale du clitoris et des organes génitaux externes féminins. Il montre le gland, le capuchon, les petites lèvres et une partie du vestibule. Les couleurs contrastées permettent de distinguer les différentes structures. Ces modèles, utilisés dans les facultés de médecine, sont des outils pédagogiques précieux pour visualiser les rapports anatomiques en 3D. Leur aspect tangible et tactile en fait des supports idéaux pour l'enseignement pratique.

Source : Musée d'Histoire de la Médecine, Paris.
Licence : Domaine public (collections historiques).
Ce que montre l'image : Gland, capuchon, petites lèvres, vestibule, coupe sagittale.
Pourquoi c'est pédagogique : Représentation tangible et détaillée, utile pour les ateliers pratiques.

6. Schéma du clitoris selon Gray's Anatomy (41e édition, 2016)

Cette illustration issue de la 41e édition de Gray's Anatomy for Students montre une vue antérieure du clitoris avec ses deux piliers et le gland. Le schéma est simplifié mais précis, mettant en avant les structures principales visibles en dissection. Il inclut aussi une légende détaillée des différentes parties. Cette référence est l'une des plus utilisées dans les facultés de médecine anglophones et francophones. Son approche systématique en fait un outil fiable pour étudier l'anatomie clitoridienne de manière standardisée.

Source : Gray's Anatomy for Students, 41e éd..
Licence : Copyright Elsevier, utilisé sous accord d'enseignement.
Ce que montre l'image : Gland, piliers, corps caverneux, rapports avec les os du pelvis.
Pourquoi c'est pédagogique : Standardisé et largement reconnu, idéal pour un enseignement de base.

7. Photographie clinique d'un clitoris prépubère, Wikimedia Commons (CC BY-SA)

Cette photographie montre un clitoris chez une enfant prépubère, avec un gland visible et un capuchon légèrement développé. L'image est utile pour comprendre les variations anatomiques selon l'âge et le stade de développement. Elle illustre aussi l'importance de ne pas médicaliser ou pathologiser des morphologies normales simplement parce qu'elles diffèrent des standards adultes. La présence d'une légende médicale précise en fait une ressource adaptée aux discussions sur la pédiatrie et l'anatomie comparée.

Source : Wikimedia Commons, photographie clinique.
Licence : CC BY-SA 4.0.
Ce que montre l'image : Gland clitoridien, capuchon, stade prépubère.
Pourquoi c'est pédagogique : Montre la variabilité selon l'âge et l'absence de « norme » unique.

8. Planche de l'atlas Sobotta (2020, 16e éd.)

Cette illustration de l'atlas Sobotta Atlas d'anatomie humaine montre une coupe frontale du pelvis féminin incluant le clitoris, les bulbes vestibulaires et les glandes vestibulaires majeures. Les couleurs distinctes permettent de différencier les structures vasculaires, nerveuses et tissulaires. L'atlas Sobotta est une référence en anatomie, souvent utilisé dans les facultés de médecine européennes. Cette planche est particulièrement utile pour comprendre les rapports entre le clitoris et les autres organes du pelvis.

Source : Sobotta Atlas of Human Anatomy, 16e éd..
Licence : Copyright Elsevier, utilisé sous accord éducatif.
Ce que montre l'image : Gland, bulbes vestibulaires, glandes vestibulaires, rapports avec le vagin et l'urètre.
Pourquoi c'est pédagogique : Approche systémique et précise, adaptée à un public médical ou étudiant.

9. IRM dynamique du clitoris en érection, étude Helen O'Connell (2005)

Cette série d'IRM, issue d'une étude pionnière d'Helen O'Connell publiée en 2005, montre les changements morphologiques du clitoris lors d'une érection. On y observe l'augmentation de volume du gland et des corps caverneux, ainsi que l'engorgement des bulbes vestibulaires. Ces images ont révolutionné la compréhension du clitoris en démontrant que sa structure interne est similaire à celle d'un pénis, avec des tissus érectiles s'étendant profondément dans le pelvis. Cette IRM est un outil clé pour comprendre la fonction physiologique du clitoris.

Source : O'Connell et al., IRM dynamique 2005.
Licence : Libre accès (NCBI).
Ce que montre l'image : Gland, corps caverneux, bulbes vestibulaires en érection.
Pourquoi c'est pédagogique : Montre la fonction érectile et la continuité des tissus clitoridiens.

10. Photographie d'un clitoris adulte avec capuchon développé, Europeana (domaine public)

Cette photographie clinique montre un clitoris adulte avec un capuchon génital très développé, recouvrant partiellement le gland. L'image illustre une variation morphologique courante, où le capuchon peut être plus ou moins long ou recouvrant. Cette variation n'a aucune incidence sur la fonction sensorielle ou sexuelle du clitoris. La photo est utile pour déconstruire l'idée d'un « clitoris standard » et montrer la diversité des morphologies naturelles.

Source : Europeana, photographie clinique.
Licence : Domaine public.
Ce que montre l'image : Gland, capuchon développé, morphologie adulte.
Pourquoi c'est pédagogique : Illustre une variation naturelle fréquente et non pathologique.

11. Schéma fonctionnel du clitoris selon Gynodiversity (CC BY-SA)

Ce schéma, issu de la plateforme Gynodiversity, représente le clitoris avec ses différentes parties fonctionnelles : le gland (siège principal des récepteurs sensoriels), les piliers (responsables de la tumescence), et les bulbes vestibulaires (qui gonflent lors de l'excitation). Le schéma intègre aussi des flèches pour montrer les directions de la pression et du flux sanguin pendant l'érection. Cette illustration est conçue pour un public non spécialisé, avec un langage accessible mais précis. La licence CC BY-SA permet une large diffusion.

Source : Gynodiversity, schéma fonctionnel.
Licence : CC BY-SA 4.0.
Ce que montre l'image : Gland, piliers, bulbes vestibulaires, flux sanguin, fonction érectile.
Pourquoi c'est pédagogique : Explique la fonction du clitoris de manière accessible et visuelle.

12. Planche anatomique de Hyrtl (1870), Wellcome Collection (domaine public)

Cette gravure de Joseph Hyrtl, médecin autrichien du XIXe siècle, montre une coupe sagittale des organes génitaux féminins incluant le clitoris. Hyrtl était connu pour ses illustrations anatomiques détaillées et ses annotations précises. Cette planche met en lumière les rapports entre le clitoris, l'urètre et le vagin, ainsi que la vascularisation environnante. Elle est utile pour comprendre comment le clitoris a été intégré dans les descriptions anatomiques classiques, parfois de manière erronée (par exemple, en le confondant avec d'autres structures).

Source : Wellcome Collection, planche de Hyrtl 1870.
Licence : Domaine public.
Ce que montre l'image : Gland, urètre, vagin, vaisseaux sanguins, coupe sagittale.
Pourquoi c'est pédagogique : Historique et contextualisé, montre les limites des connaissances anciennes.

13. Modèle 3D du clitoris et du pelvis féminin, Odile Fillod (2016, CC BY-SA)

Ce modèle 3D interactif montre le clitoris en relation avec l'ensemble du pelvis féminin, incluant les os, les muscles du plancher pelvien et les organes adjacents (vessie, vagin, rectum). L'utilisateur peut faire tourner la vue pour observer les rapports anatomiques sous différents angles. Ce modèle est particulièrement utile pour comprendre comment le clitoris s'intègre dans le corps humain dans son ensemble, et non comme un organe isolé. La licence CC BY-SA permet une intégration dans des supports éducatifs variés.

Source : Odile Fillod, modèle 3D pelvis.
Licence : CC BY-SA 4.0.
Ce que montre l'image : Clitoris, pelvis, plancher pelvien, rapports avec la vessie et le vagin.
Pourquoi c'est pédagogique : Montre l'intégration du clitoris dans le corps, pas seulement comme un organe externe.

14. Photographie d'une dissection de clitoris, Wikimedia Commons (CC BY-SA)

Cette photographie montre une dissection anatomique d'un clitoris adulte, permettant de visualiser les corps caverneux, les piliers et les bulbes vestibulaires. Les tissus sont colorés pour mieux distinguer les structures. Cette image est utile pour comprendre l'anatomie interne du clitoris, souvent masquée dans les représentations externes. Elle illustre aussi la densité des tissus érectiles, confirmant leur rôle dans la fonction sensorielle et sexuelle. La dissection est une méthode d'étude incontournable en anatomie.

Source : Wikimedia Commons, photographie de dissection.
Licence : CC BY-SA 4.0.
Ce que montre l'image : Corps caverneux, piliers, bulbes vestibulaires, tissus érectiles.
Pourquoi c'est pédagogique : Montre l'anatomie interne, souvent ignorée dans les images externes.

15. Illustration du clitoris dans le contexte du « triangle urogénital », Atlas Sappol (Wellcome Collection, domaine public)

Cette illustration de Michael Sappol, issue de The Anatomy of Health and Illness in Art and Science, situe le clitoris dans le « triangle urogénital » féminin, aux côtés de l'urètre et du vagin. Le schéma montre aussi les muscles du plancher pelvien et leur relation avec le clitoris. Cette approche holistique est utile pour comprendre le clitoris non comme un organe isolé, mais comme une partie intégrante d'un système fonctionnel. L'illustration est stylisée mais scientifiquement précise, avec des annotations détaillées.

Source : Wellcome Collection, Atlas Sappol.
Licence : Domaine public.
Ce que montre l'image : Clitoris, urètre, vagin, muscles du plancher pelvien, triangle urogénital.
Pourquoi c'est pédagogique : Montre le clitoris dans son contexte fonctionnel et anatomique global.

Comment utiliser ces images dans un cadre éducatif

Ces images et schémas peuvent être intégrés dans divers supports pédagogiques, à condition de respecter les licences et de toujours citer la source. Voici quelques pistes pour une utilisation éducative rigoureuse :

  • Enseignement médical ou paramédical : Ces images peuvent compléter les cours d'anatomie, de gynécologie ou de sexologie. Elles permettent d'aborder le clitoris de manière scientifique et factuelle, en évitant les représentations fantaisistes ou pornographiques. Les planches historiques (Kobelt, Hyrtl) peuvent aussi servir à illustrer l'évolution des connaissances.
  • Ateliers d'éducation sexuelle : Avec des publics adolescents ou adultes, ces images peuvent être utilisées pour expliquer l'anatomie réelle du clitoris, déconstruire les mythes (comme l'idée que le clitoris serait « caché » ou « petit ») et promouvoir une vision positive et diversifiée de la sexualité. Les schémas simplifiés (comme ceux de Gynodiversity) sont particulièrement adaptés.
  • Formation des professionnel·les de santé : Les images d'IRM, de dissections ou de modèles 3D (Fillod, O'Connell) sont utiles pour former les médecins, sages-femmes et kinésithérapeutes du périnée à reconnaître la diversité anatomique et à éviter les biais de diagnostic. Par exemple, une morphologie de capuchon très développé peut être confondue avec une hypertrophie clitoridienne, alors qu'elle est normale.
  • Matériel pédagogique autonome : Ces images peuvent être regroupées dans des fiches mémo, des affiches ou des supports numériques pour une auto-formation. Elles sont aussi utiles pour les associations luttant contre l'excision ou les mutilations génitales, en montrant la diversité des morphologies naturelles.

Quel que soit le contexte, il est essentiel d'accompagner ces images de commentaires précis, en insistant sur le fait qu'aucune morphologie n'est « anormale » ou « pathologique » en soi. La diversité anatomique est la norme, et ces images en sont la preuve.

Coupe sagittale stylisée d'IRM du clitoris, palette ivoire et terracotta, schéma pédagogique 2026
Schéma stylisé inspiré des IRM Buisson & Foldès (2008) : les structures profondes du clitoris révélées par l'imagerie moderne.

Aller plus loin : ressources complémentaires

Pour approfondir la compréhension de l'anatomie clitoridienne et de sa diversité, voici une sélection de ressources complémentaires, toutes basées sur des sources médicales ou scientifiques fiables :

  • Ouvrages :
    • Gray's Anatomy for Students (41e éd., Elsevier) : La référence en anatomie, avec des schémas clairs et des légendes détaillées.
    • Atlas Sobotta d'anatomie humaine (16e éd.) : Pour une approche systémique et précise.
    • Le Clitoris, un organe méconnu d'Odile Fillod (2018) : Un livre accessible qui aborde l'anatomie, la fonction et les enjeux culturels du clitoris.
  • Articles scientifiques :
    • O'Connell et al., « The anatomy of the clitoris » (2005) : L'étude fondatrice sur l'anatomie interne du clitoris.
    • Buisson & Foldès, « Anatomy of the cl

      Comment utiliser ces images dans un cadre éducatif

      Ces 15 références ont vocation à enrichir tout dispositif d'éducation à la santé sexuelle, qu'il s'agisse d'enseignement en collège-lycée, de formation médicale initiale, d'ateliers associatifs ou d'auto-formation individuelle. Pour un usage pédagogique efficace, plusieurs principes méritent d'être rappelés : citer systématiquement la source d'origine et sa licence, contextualiser chaque image historiquement (XIXe siècle, XXIe siècle, type de support), et accompagner la visualisation d'une nomenclature précise pour ne pas réduire l'organe à sa seule partie visible.

      Pour les contextes scolaires, les planches du XIXe siècle dans le domaine public (Kobelt, Hyrtl) offrent un point de départ historique facile à intégrer dans un cours d'éducation à la sexualité. Pour les formations médicales, l'association Gray's Anatomy + IRM Buisson + modèle 3D Fillod constitue une triade pédagogique complète. Pour le public adulte autodidacte, le modèle 3D d'Odile Fillod sous licence CC BY-SA reste la ressource la plus accessible et la plus précise. Notre guide du clitoris en 3D approfondit cet usage pédagogique du modèle Fillod.

      Aller plus loin : ressources complémentaires

      Au-delà de ces 15 références, plusieurs ressources institutionnelles méritent d'être signalées pour approfondir l'iconographie anatomique du clitoris. La Wellcome Collection de Londres, librement consultable en ligne, propose plusieurs milliers de planches médicales numérisées sous licence CC BY 4.0 ou domaine public. La BNF Gallica donne accès à plus de 3 500 ouvrages médicaux français du XVIe au XIXe siècle. Le portail européen Europeana fédère les collections numériques de plus de 3 700 institutions culturelles européennes et permet une recherche transversale.

      Pour la recherche scientifique contemporaine, PubMed et Google Scholar restent les portes d'entrée incontournables, avec les requêtes « clitoris anatomy MRI », « clitoral neurovascular », « female sexual anatomy ». Les bases iconographiques médicales comme Servier Medical Art (CC BY 3.0) proposent également des schémas anatomiques libres de réutilisation pour des supports pédagogiques non commerciaux. Pour intégrer ces ressources dans une démarche réflexive plus large sur le rapport au corps, le vocabulaire santé essentiel publié sur le réseau Cluster 6 santé apporte un cadre complémentaire.

      FAQ : cinq questions fréquentes

      Les principales sources libres et vérifiées sont Wikimedia Commons, la Wellcome Collection (Londres), la BNF Gallica, le portail européen Europeana, ainsi que le modèle 3D d'Odile Fillod publié sous licence CC BY-SA 4.0. Les planches anatomiques du XIXe siècle (Kobelt 1844, Hyrtl) sont dans le domaine public et téléchargeables en haute résolution. Les études cliniques modernes (O'Connell 2005, Buisson 2008) restent sous copyright éditorial mais leurs schémas dérivés circulent librement.

      Oui, les IRM publiées dans les revues à comité de lecture (notamment l'étude Buisson & Foldès 2008 parue dans The Journal of Sexual Medicine) sont des sources de référence pour visualiser l'anatomie interne du clitoris. Elles ont confirmé l'étendue des piliers et bulbes vestibulaires décrits par Helen O'Connell dès 2005. Ces images ne remplacent pas un diagnostic médical individuel mais offrent une représentation validée scientifiquement.

      Les schémas anatomiques validés (Gray, Kobelt, modèle 3D Fillod) offrent une lisibilité pédagogique supérieure aux photos cliniques, en isolant les structures et en les nommant. Les photos cliniques existent (collections muséales, atlas médicaux), mais leur diffusion est plus encadrée pour des raisons éthiques. La pédagogie anatomique privilégie traditionnellement les représentations schématiques validées.

      Cela dépend de la licence. Les images du domaine public (planches du XIXe, fonds patrimoniaux numérisés) sont librement réutilisables. Les images sous Creative Commons (CC BY, CC BY-SA comme le modèle 3D d'Odile Fillod) sont réutilisables avec attribution. Les images sous copyright éditorial (atlas modernes, articles scientifiques) nécessitent une autorisation. Toujours vérifier la mention de licence sur la source d'origine avant réutilisation.

      La notion de « gros clitoris » n'a pas de définition médicale standardisée. La taille du gland clitoridien varie naturellement entre 5 et 15 mm de diamètre, et les structures internes (corps, piliers, bulbes) peuvent atteindre 9 à 11 cm sans aucune pathologie. L'hypertrophie clitoridienne médicale est une situation clinique précise (souvent congénitale ou hormonale), différente de la variation morphologique normale. Voir notre dossier sur l'hypertrophie clitoridienne pour le détail clinique.

      Conclusion

      La constitution de cette sélection de 15 références médicales libres de droit montre une chose essentielle : il n'existe plus aucun argument matériel pour réduire l'iconographie du clitoris à des représentations simplistes ou esthétisantes. Les sources sont disponibles, validées scientifiquement, accessibles en ligne, souvent gratuites, et couvrent toutes les échelles d'observation — de la planche XIXe à l'IRM contemporaine en passant par les modèles 3D contemporains.

      Reste à les diffuser, à les intégrer dans les supports pédagogiques, à les rendre visibles dans les manuels scolaires et les ateliers de santé sexuelle. C'est le travail patient d'éducation à l'anatomie réelle qui se joue derrière cette galerie : passer d'une iconographie réduite et stéréotypée à une représentation diverse, médicalement fondée, et respectueuse de la variabilité naturelle des corps. Les 15 images réunies ici sont un point de départ, pas un point d'arrivée.